On ne parle pas des gens, on parle AUX gens !

Trop souvent en entreprise, les gens ont des discussions de “corridor” sur ce qui les irrite chez les autres, sans JAMAIS en parler directement avec la personne concernée.

Alors je vous demande :

Comment un employé ou un collègue peut deviner ce qui est attendu de lui si on ne lui explique jamais ce qui est attendu de lui?

Comment une personne peut savoir que ce qu’elle fait tape sur les nerfs si on ne lui dit jamais?

Comment une personne peut savoir qu’elle doit agir autrement si on ne lui explique jamais?

Parler des autres est l’activité la plus improductive qui soit.

Cette activité engendre des ouï-dire, grossit les perceptions et provoque des mésententes qui, trop souvent perdurent dans le temps. Cela maintient le jeu des masques des uns et des autres au détriment de la transparence bienveillante.

Le paradoxe de l’humain en pleine action : « Moi, veuillez me traiter avec respect et ne pas parler dans mon dos alors que je n’entretiens pas la même obligation envers vous. »

Que recherche l’humain en faisant cela… ?

Plusieurs mécanismes complexes sont en jeu dans ce phénomène. Il est plus facile de pointer les failles de l'autre que de regarder les nôtres et de se remettre en question.

Une vieille sagesse nous rappelle : « Pourquoi remarquer la paille dans l’œil de l’autre, alors qu’on ne voit pas la poutre dans son propre œil? »

À force de montrer la paille de l'autre, on finit parfois par exposer notre propre POUTRE !

Ce déni sert souvent à entretenir l’image que nous voulons projeter aux autres, plutôt que de regarder ce que nous ne voulons pas voir chez nous-mêmes.

L’introspection demande un effort que nous ne sommes pas toujours prêts à faire.

  • La vérité demande le changement.

  • Le changement fait peur.

  • La peur ferme les yeux.

  • Les yeux fermés créent le chaos.

 Le courage relationnel commence là où les discussions de corridor s'arrêtent.

Au lieu d’entretenir des ouï-dire, des perceptions et de la mésentente… Ayez le courage d’aller à la source, de déboulonner les perceptions et d’encourager la bonne entente.

Quand la peur monte, les camps se forment et les mots deviennent l’uniforme des « armées » en cause.

Ayez le courage d’honorer le lien avec l’autre et la relation qui en découle.

Parler DE quelqu'un entretient le problème. Parler AVEC quelqu'un permet de le régler.

L’humain se retrouve quotidiennement devant un « Y » et doit faire un choix pour avancer.

« Est-ce que je vais à gauche ou à droite? »

« Est-ce que je fais le bien ou le mal? »

« Est-ce que je parle en bien ou en mal de cette personne? »

« Est-ce que je mets mes efforts à détruire ou à construire ? »

« Est-ce que j’arrête la guerre ou je la continue? »

 DEVANT LE « Y », VOUS CHOISISSEZ VOTRE DIRECTION.

Qu’on le veuille ou pas, nous sommes “condamnés” à nous entendre les uns avec les autres. Sans quoi c’est la fin!

Jamais une situation ne sera réglée si on n’en parle pas directement avec la personne concernée.

Alors retenez ceci pour une saine gestion et une saine ambiance de travail :

ON NE PARLE PAS DES GENS, ON PARLE AUX GENS !

Anne Goulet